Une étude OpinionWay mandatée par TRACE, plateforme mondiale dédiée aux cultures afro-urbaines et à la réussite des jeunes, révèle que les chaînes du groupe surperforment auprès de leurs deux cibles. Lesquelles ? Réponse avec Simon TOUSSAINT, Directeur des études et de la collecte de données chez TRACE.
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Au fil des années, le Groupe TRACE a acquis une forte notoriété auprès des diasporas mais aussi d’une cible jeune et urbaine. Quel état des lieux dressez-vous ?
SIMON TOUSSAINT
Depuis sa création en 2003, le groupe TRACE s’adresse aux diasporas et aux jeunes, tout en s’évertuant à représenter les populations qui ne sont pas suffisamment mises en lumière à la télévision. Nous avons fait appel à un institut indépendant – OpnionWay – pour confirmer notre positionnement auprès de ces publics. Les résultats de l’étude démontrent que nos chaînes sont connues auprès de leurs cœurs de cible : 71% des personnes issues des diasporas ultramarines, maghrébines ou sub-saharienne et 69% des jeunes de banlieue connaissent au moins une des chaînes TRACE. Ce sont des chiffres supérieurs à l’ensemble de la population française. Nous enregistrons une surreprésentation de notoriété auprès de nos deux cibles.
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Comment expliquez-vous la structure de votre public ?
SIMON TOUSSAINT
La musique et les programmes que nous diffusons structurent la diversité de nos publics. TRACE Urban par exemple, est la seule chaîne de télévision depuis 2003 à se focaliser sur la musique urbaine. Nous valorisons les artistes originaires des banlieues. La structure d’audience de la chaîne TRACE Urban est plus jeune et plus urbaine que la plupart des chaînes de télévision française. Notre public est âgé en moyenne de 34 ans. De la même façon, ce ne sont pas moins de 21% des téléspectateurs de TRACE issus d’une diaspora ultramarine, 10% d’une diaspora maghrébine et 5% d’une diaspora subsaharienne. TRACE, c’est aussi 31% de jeunes téléspectateurs habitant en banlieue. A noter que nous sommes aussi la première radio musicale aux Antilles.
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Comment mesurez-vous le réel attachement du public à la marque TRACE ?
SIMON TOUSSAINT
48% des personnes issues des diasporas ultramarines, maghrébines ou sub-saharienne, et 45% des jeunes de banlieue regardent au moins une des chaînes TRACE. Ce sont des performances très élevées. Le réel attachement du public à la marque se voit également dans un autre chiffre de l’étude : 72% de l’ensemble des Français ayant accès à une offre de TV payante et étant attachés aux chaînes du groupe TRACE, se disent prêts à changer de fournisseur de box TV ou d’offre satellite si celles-ci venaient à ne plus être proposées. Une proportion qui atteint les 82% auprès des jeunes de banlieue attachés à nos chaînes. Il faut savoir que nous sommes également prescripteurs puisque 76% des diasporas et 73% des jeunes de banlieue disent que si un événement est promu sur nos antennes, ils auront davantage envie d’y aller. Enfin, nous avons 4 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, soit la plus grosse communauté parmi toutes les chaînes musicales en France.
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Et pour autant, TRACE, à l’échelle d’autres groupes audiovisuels, fait figure de challenger…
SIMON TOUSSAINT
En effet, nous n’avons pas les mêmes moyens que nos concurrents. Plutôt que des communications mainstream, nous nous focalisons sur des actions de terrain. A Marseille, nous organisons TRACE Talent, un challenge avec des jeunes passionnés de musique pas encore insérés dans le milieu professionnel. Dans nos statuts, il est indiqué que nous sommes une entreprise à mission – nous sommes là pour divertir mais aussi pour contribuer à l’empowerment et à la réussite des jeunes publics. Nous diffusons des portraits de jeunes talents (artistes, entrepreneurs, personnalités…) sur nos chaînes. Deux jeunes de banlieue sur 3 confirment que les chaînes TRACE les rendent plus fiers de leur ville et de leur quartier. Trois personnes issues d’une diaspora ultramarine, maghrébine ou sub-saharienne sur 4 confirment que les chaînes TRACE les rendent fiers de leur origine. Ce sont des publics qui ont tendance à moins regarder la télévision en général. En revanche, ils consomment davantage de chaînes musicales que le reste des Français, et des contenus en rapport avec leurs origines.
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Quels sont vos projets en cours ?
SIMON TOUSSAINT
TRACE Academia, une plateforme gratuite de cours en ligne, est lancée aujourd’hui. Cette dernière a été créée pour aider les jeunes à qui il manque quelques compétences professionnelles ou extra-professionnelles. De plus, les marques ont besoin, pour communiquer auprès des jeunes de banlieue et des diasporas, de relais légitimes auprès de ces populations. Nous avons donc lancé une agence, TRACE Factory, spécialisée dans le conseil en communication, la médiatisation TV et digitale et la production de contenus et d’événements attrayants pour ces cibles. Des marques comme Garnier, Mastercard, Maybelline New York, Pôle Emploi, Ria, Westfield ou encore BPIfrance font appel à nos services.