Mathieu Gallet, 37 ans, nommé jeudi à la tête de Radio France, est un jeune dirigeant marqué à droite et à la carrière fulgurante, président depuis 2010 de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) après être passé par le ministère de la Culture sous Christine Albanel et Frédéric Mitterrand.
Né en janvier 1977 à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), ce trentenaire brun au physique avenant est diplômé en 1999 de l’Institut d’études politiques (IEP) de Bordeaux et titulaire d’un DEA d’analyse économique des décisions publiques. Cet homme ambitieux commence sa carrière professionnelle dans le privé. Il débute en 1999 comme adjoint au directeur du marketing et de la promotion internationale d’Erato Disques, label de Warner, puis devient en 2000 responsable de l’administration des ventes internationales de Pathé. En 2001, il rejoint le groupe Canal+, où il restera 5 ans: il est d’abord contrôleur de gestion de Studiocanal (2001-2004), puis chargé de mission pour les relations institutionnelles du groupe Canal+ (2004-2006). Il se tourne ensuite vers le service public et travaille dans des cabinets de droite. En 2006, il entre au cabinet de François Loos, ministre délégué à l’Industrie dans le gouvernement Villepin, comme conseiller technique chargé de l’audiovisuel et des nouvelles technologies. Puis il entre en 2007 au ministère de la Culture, comme conseiller technique pour l’audiovisuel sous Christine Albanel, puis comme directeur adjoint de cabinet de Frédéric Mitterrand à partir de 2009. Nommé PDG de l’INA en mai 2010 -en rempacement d’Emmanuel Hoog, devenu en avril président de l’AFP-, il s’est efforcé de poursuivre la modernisation de cette institution, en mettant notamment l’accent sur le numérique et en améliorant la mise à disposition des archives sur Internet.