Le CNC s’engage pour le sous-titrage et l’audiodescription des films français à destination des personnes en situation de handicap

Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) qui accueillera, le 26 février 2020, la troisième édition du prix «Marius», annonce dans un communiqué de presse avoir mis en place depuis le 1er janvier 2020 trois mesures visant à améliorer l’accès du cinéma aux personnes en situation de handicap.

Ainsi, la réalisation des fichiers de sous-titrage pour les sourds ou malentendants et d’audiodescription pour les aveugles ou malvoyants (soit au total 1,5 million de Français) sont désormais obligatoires pour la délivrance de l’agrément des films français.

Cette obligation s’applique à tous les supports, ce qui signifie que les fichiers devront être exploitables pour toute la chaîne de diffusion : en salle, sur DVD, en VOD (vidéo à la demande) et à la télévision.

La mesure, qui fait suite à une concertation de l’ensemble des professionnels du secteur, y compris les associations représentant les handicapés sensoriels, permet désormais à tous les films français agréés, soit environ 225 œuvres par an, d’être audiodécrites et sous-titrées.

Le CNC a également accru son aide aux producteurs pour la réalisation des travaux de sous-titrage et d’audiodescription : les films les plus fragiles (moins de 4 M€) pourront ainsi être aidés davantage.

Enfin, le CNC a décidé de créer un «Observatoire de l’accessibilité» qui se réunira deux fois par an avec l’ensemble des acteurs de la filière (associations d’aveugles et de sourds, associations de personnes en situation de handicap, production, distribution, salles, télévisions, plateformes, prestataires techniques, audio-descripteurs, sous-titreurs …).

«L’accès de tous, sans exception, aux films, est non seulement une évidence dans une société civilisée et responsable, mais l’un des objectifs fondateurs du ministère de la Culture et du CNC. Ce sujet dépasse donc notre secteur, mais le Centre national du cinéma et de l’image animée avait un rôle crucial à jouer compte tenu de la place des images dans la vie sociale. C’est un pas important qui va changer l’existence quotidienne de beaucoup de Français, mais aussi favoriser la diffusion la plus large de nos œuvres», souligne Dominique Boutonnat, Président du Centre national du cinéma et de l’image animée, cité dans le communiqué de presse..