Une photo d’un coucher de soleil ou d’une voiture de collection: sur le réseau social Instagram, le nombre des abonnés se monnaye auprès de marques ou d’institutions et des photographes amateurs parviennent à vivre de leurs clichés. Créée fin 2010, Instagram, application dédiée à la photo et à la vidéo, revendique 200 millions d’utilisateurs dans le monde, dont plusieurs millions de Français, et suscite débats et tables-rondes au Salon de la Photo qui se tient à Paris jusqu’à lundi. De nombreux photographes ont acquis leur notoriété grâce au réseau social, dont les Américains Chris Ozer (602.000 abonnés) et Benjamin Heath (712.000 abonnés), avocat reconverti dans la photo, ou le Français VuThéara Kham (732.000 abonnés). Parmi ces «top instagrammers», beaucoup – amateurs comme professionnels – monnayent leur influence auprès de grandes marques, de clubs de vacances voire d’offices de tourisme, qui leur demandent en échange de poster des photos sur leurs comptes personnels, assorties d’un hashtag renvoyant à la marque. Certains comptes, comme celui de l’Allemande Goldie Berlin (216.000 abonnés), sont presque entièrement le fruit de collaborations avec des chaînes hôtelières ou des marques du luxe. Difficile, pour autant, de chiffrer le phénomène. «En France, entre 50 et 100 photographes vivent grâce à Instagram», avance Benoît Baume, directeur de la rédaction de Fisheye Magazine.
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