Entretien avec Thomas HUGUES, Journaliste & Présentateur

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Parler de médias avec «Médias, le magazine» alors que vous êtes un média, n’est-ce pas paradoxal ?
Thomas HUGUES
Ce n’est aucunement paradoxal car les médias ne pratiquent pas l’autocritique. Il est donc intéressant d’avoir une émission hebdomadaire qui analyse d’une part le travail et la place des journalistes à l’heure d’Internet, et d’autre part le traitement éditorial qu’il est fait de l’actualité.
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Travaillant sur France 5, prenez-vous des pincettes concernant le traitement des sujets liés à France Télévisions ?
Thomas HUGUES
Nous traitons aussi bien de sujets qui fâchent pour France Télévisions que pour les autres chaînes. Nous avons une totale indépendance éditoriale. Par ailleurs, nous allons fêter dimanche 3 avril à 12h30 la 100ème de «Médias, le magazine» dont la nouvelle formule – lancée début janvier – correspond désormais à nos attentes en termes de contenus et d’audimat puisque le magazine a progressé de 10% de pda depuis janvier.
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Quels événements médiatiques vous ont le plus marqués dernièrement ?
Thomas HUGUES
En l’espace de deux ans et demi, nous avons eu la chance de vivre l’une des périodes les plus fastes en matière d’ébullition médiatique. Je pense notamment à la fin de la publicité après 20 heures sur France Télévisions et à la nomination des dirigeants de l’audiovisuel public par l’exécutif. Ces deux événements marquent une rupture forte dans l’équilibre de l’audiovisuel en France. Et il était passionnant de les commenter.
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Au-delà de «Médias, le magazine», quels projets avez-vous avec France 5 ?
Thomas HUGUES
En parallèle de «Médias, le magazine», j’ai la chance de présenter chaque lundi sur France 5 une soirée fiction suivie d’un entretien avec une personnalité. En matière de production, nous voudrions, avec Jara Production (le producteur de «Médias, le magazine», ndlr), proposer à la chaîne de nouvelles émissions autour notamment de l’information et de la société française.