Le président allemand Christian Wulff était jeudi toujours sous le feu des critiques, le quotidien «Bild», sur lequel il est soupçonné d’avoir fait pression, l’accusant même d’avoir menti lors d’une interview télévisée censée calmer les attaques qui le visent. Mercredi soir, cet allié de la chancelière Angela Merkel mis en cause pour avoir avoir omis de faire état d’un crédit privé, puis d’avoir essayé d’étouffer l’affaire en téléphonant à des responsables du quotidien à grand tirage «Bild», a reconnu avoir commis «une faute grave», tout en affichant son désir de rester à son poste. «Bild» l’a accusé d’avoir menti au cours de cette intervention. M. Wulff a déclaré avoir juste tenté de retarder la parution d’un article sur un prêt de 500.000 euros qu’il a obtenu auprès de la femme d’un ami entrepreneur avec lequel il était en relation d’affaires lorsqu’il était chef du gouvernement de Basse-Saxe (ouest). Faux, a rétorqué un responsable du journal. «Le président dit qu’il n’a pas voulu empêcher la diffusion des informations, nous avons clairement perçu les choses différemment», a déclaré le rédacteur en chef adjoint de Bild, Nikolaus Blome, à la radio allemande. Les réactions des autres grands titres de la presse allemande ont souvent été dures. Pour le quotidien bavarois «Süddeutsche Zeitung», «la question se pose de savoir qui peut redonner du poids à la fonction du président. Wulff estime qu’il peut y parvenir mais il est bien seul à avoir ce sentiment».
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